Travailler en groupe : 5 choses à savoir pour éviter les galères !

 

travailler en groupe

Cet article participe à l’événement interblogueurs «  Est-ce que les relations humaines jouent un rôle important dans ton domaine ? ” organisé par le blog “comprendre les relations humaines”. Aline, sa créatrice, vous propose de vous poser les bonnes questions pour construire des relations saines et durables avec votre entourage. Pour découvrir son travail, vous pouvez par exemple explorer “les 16 exercices qu’elle propose pour développer son charisme”.

J’aime travailler seule. Je bosse à mon rythme, je prends le temps de comprendre, de peaufiner mes idées, de les mettre en forme. J’ai le sentiment d’avancer. C’est d’ailleurs pour cela que je blogue. Je mène ma barque comme bon me semble. C’est très reposant.

Je peux travailler en groupe s’il le faut mais je ne suis pas vraiment fan.

Ça remonte à loin cette défiance vis à vis du collectif. Vous avez peut-être connu ça. Vous savez ? Les travaux de groupe imposés à l’école.

Soit c’est le prof qui choisit vos co-équipiers et vous vous retrouvez avec le tire-au flanc ou le tyran de service, soit les bons élèves et les meilleurs potes se choisissent entre eux et vous restez sur le carreau comme une vieille chaussette délavée qui a perdu sa paire Sad smile.

Et pourtant, quand ça se passe bien, apprendre et travailler en groupe, c’est enrichissant !

C’est ce qui m’arrive en ce moment. J’ai tâtonné plusieurs mois sans succès pour trouver des blogueurs avec qui échanger et s’entraider. Je me suis pris quelques vents et je me suis un peu perdue.

Et puis, de fil en aiguille, j’ai trouvé un groupe de blogueurs motivés avec qui le courant passe plutôt bien. Avec eux, j’apprends plein de choses qui m’aident à sortir de mes galères de blogueuse. Je sais exactement ce que je peux faire pour aider les uns et les autres. J’ai le sentiment d’avoir une place et d’être utile Smile.

Si vous avez eu des expériences malheureuses en groupe, ne renoncez pas à apprendre et travailler avec les autres pour autant ! Ensemble, on se motive, on est plus fort, on se donne des tuyaux et on va plus loin.

A condition d’apprendre à interagir intelligemment sans s’étriper. (ce que nous n’avons malheureusement pas appris à faire à l’école).

Avant que vous vous lanciez sans filet dans les bras du collectif, j’avais envie de vous glisser dans l’oreille quelques petits conseils qui vous éviteront bien des galères.

Voici donc 5 choses à savoir absolument pour bien travailler en groupe et retirer du positif de cette expérience :

1- Il y a des gens qui travaillent mieux en solo qu’en groupe

2- Pour être créatif, travaillez seul

3- Chacun doit savoir ce qu’il a à faire pour bien travailler en groupe

4- Le conflit, c’est normal et même bénéfique pour le travail de groupe

5- Il est vital d’apprendre à reconnaître les manipulations psychologiques

Suivez le guide Be right back

1-Il y a des gens qui travaillent mieux en solo qu’en groupe

Le piège du tout collaboratif se referme sur les solitaires

aimer_travailler_seul

Notre 21ème siècle est secoué par l’avènement des nouvelles technologies, des nouvelles formes de management et des nouveaux enjeux écologiques et sociétaux.

Pour que les choses changent, des gens se bougent aux 4 coins du Monde.

Pour que les projets avancent, on veut du tout collaboratif, du tout coopératif, du « Tous ensemble main dans la main nous sauverons le Monde ».

Ce changement est perceptible, notamment dans l’entreprise. Certaines organisations passent sans crier gare d’un management autoritaire et pyramidal, où, en gros, la direction décide et les employés exécutent, à un management participatif où l’on va demander aux collaborateurs de prendre des responsabilités, de résoudre des problèmes en équipe et de décider.

Pour faciliter ce travail collaboratif, on casse les murs pour créer des open-space, on installe des réseaux intranet, on brainstorme à tout-va et on n’en finit pas de se réunir.

Est-ce que les initiateurs de ces changements se sont demandés si ces nouvelles façons de travailler étaient adaptées pour tous ?

Vous avez sûrement remarqué que, dans une équipe, il y a ceux qui parlent beaucoup, très à l’aise dans le collectif (les extravertis) et puis il y a ceux qui sont plus solitaires, plus discrets (les introvertis).

Pour que le groupe fonctionne, il est nécessaire de s’assurer que chacun puisse s’exprimer et apporter sa contribution à sa façon.

Introvertis vs extravertis

J’ai lu récemment le livre « Cultiver son réseau quand on déteste réseauter » écrit par Dévora Zack, une grande introvertie passée maître dans l’art du réseautage.

Elle explique que les introvertis ont eux-aussi des qualités qui peuvent les aider à se construire un réseau de relations solides et durables sans s’épuiser à multiplier les contacts inutiles.

Ce livre a changé ma vie ! J’ai enfin compris pourquoi j’avais ce rapport très « Je t’aime moi non plus » avec le travail de groupe :

Je suis introvertie, c’est tout et ce n’est pas une tare, Yes 😇!

Et pour que ça se passe bien dans un groupe, je dois tout simplement :

  • Respecter ma façon de fonctionner
  • Respecter le style de mes collègues extravertis
  • Prendre conscience que nous sommes complémentaires

Ce qui m’éclaire beaucoup dans mes relations en équipe (et qui va aussi vous donner un sacré coup de pouce), c’est cette grille de lecture que Dévora Zack glisse dans son guide :

PORTRAIT DES INTROVERTIS

PORTRAIT DES EXTRAVERTIS

Les introvertis pensent avant de parler

Ils sont réfléchis

Les extravertis parlent pour penser

Ils sont verbomoteurs

Les introvertis vont au fond des choses

Ils sont déterminés

Les extravertis ratissent large

Ils sont expansifs

Les introvertis puisent leur énergie dans la solitude

Ils sont autonomes

Les extravertis puisent leur énergie dans la compagnie des autres

Ils sont sociables

Amusez-vous à essayer de reconnaître ces 2 profils de personne autour de vous :

  • L’introverti pense avant de parler . Il est prudent. En réunion, il va observer dans son coin sans rien dire. Certains penseront qu’il est mou, qu’il n’a rien à dire. Et puis, bing !, il va balancer la question ou la remarque qui tue en fin de séance. il va avoir besoin de réfléchir ou de potasser seul un dossier avant de prendre une décision. Il a besoin de temps seul pour se ressourcer.
  • L’extraverti parle pour penser : Il va monopoliser la parole tout au long des échanges, se mettre en avant au risque de passer pour une grande gueule. Quand vous bossez avec lui, il ne cesse pas de parler, de se disperser et de se contredire alors que vous êtes hyper concentré. Il a besoin d’échanger avec les autres. C’est sa façon à lui de mûrir ses idées et de garder la pêche.

introverti_vs_extraverti

Bien se connaître est dans tous les cas un premier pas incontournable pour mieux travailler en équipe : Alors, êtes-vous plutôt introverti ou extraverti ? Ou un peu des 2 ?

2- Pour être CREATIF, travaillez seul

« Sans une grande solitude, aucun travail sérieux n’est possible », Pablo Picasso

Les inventeurs, des introvertis solitaires à la créativité débridée

Dans une tribune écrite pour le New York Times, Susan Cain, auteure du livre « La Force des discrets, le pouvoir des introvertis dans un monde trop bavard », affirme que contrairement à ce que l’on pourrait croire, la solitude favorise la créativité.

Quand vous êtes seul, vous êtes concentré sur votre tâche, vous n’êtes pas influencé par la présence des autres et vous pouvez réfléchir sans être interrompu.

Le lien est souvent fait du coup entre introversion et créativité puisque les introvertis aiment travailler seuls. Selon les études des psychologues Mihaly Csikszentmihalyi et Gregory Feist, on compte de nombreux artistes et inventeurs spectaculaires parmi ces personnes.

On peut par exemple citer le chercheur Isaac Newton. Si il était allé prendre un verre avec ses collègues au lieu de rêvasser sous un pommier, il n’aurait peut-être pas accouché de la théorie de la gravitation universelle 😊🍎.

les creatifs travaillent mal en groupe

Prenons par exemple Steve Wozniak, le créateur du prototype de l’ordinateur Apple. Il a fabriqué sa machine seul de son côté pendant des jours et des jours. Et puis il a présenté la bête à son charismatique copain Steve Jobs et ils se sont associés pour lancer l’entreprise Apple.

Ce qui démontre bien que l’on peut travailler seul pour favoriser sa créativité et son efficacité et décider ensuite de collaborer pour avancer dans ses projets.

Les introvertis ne sont pas des ours mal léchés. Ils aiment aussi travailler avec les autres , plutôt en comité restreint ou en tête à tête, avec un cadre clair et un rôle bien identifié.

Si vous êtes inventeur en herbe ou artiste, notre ami Steve Wozniak a un conseil pour vous :

« La plupart des inventeurs et des ingénieurs que j’ai rencontrés sont comme moi…Ils vivent dans leurs têtes. Ils sont presque comme des artistes. En fait, les meilleurs d’entre eux sont des artistes. Et les artistes travaillent mieux seuls…Je vais vous donner quelques conseils qui pourraient être difficiles à suivre…Ce conseil est le suivant : travaillez seul…pas dans un groupe.»

Le brainstorming, un travail de groupe qui inhibe la creativite

Susan Cain dénonce également la mode du brainstorming à gogo. Là encore, des travaux montrent que cet exercice d’équipe est l’un des pires moyens pour stimuler la créativité :

« Des décennies de recherche montrent que les individus fonctionnent presque toujours mieux que les groupes en qualité et en quantité, et que les performances du groupe empirent à mesure que la taille du groupe augmente. »

En effet, les membres d’un groupe peuvent être tentés de rester passifs et de laisser les autres gamberger, ou alors ils vont se conformer instinctivement aux opinions des autres au détriment des leurs, ou, pire encore, ils se soumettront à la pression de leurs collègues.

Grégory Berns, neuroscientifique de l’Université d’Emory, nous confirme que lorsque nous adoptons une position différente de celle du groupe, nous activons l’amygdale, un petit organe du cerveau associé à la peur du rejet. Il appelle cela « la douleur de l’indépendance ».

Donc, en résumé, pour trouver des idées efficacement, il vaut mieux d’abord réfléchir seul pendant un certain temps avant de brainstormer avec le groupe, surtout si l’on est introverti.

3- Chacun doit savoir ce qu’il a à faire pour BIEN TRAVAILLER EN GROUPE

Bon, ce n’est pas parce qu’on est introverti ou que l’on a besoin d’être seul pour phosphorer que l’on va se priver du plaisir d’avancer ensemble.

Suivant votre personnalité, vous alternerez plus ou moins fréquemment les périodes de travail solitaire et de travail en groupe pour trouver votre équilibre.

Que l’on soit introverti ou extraverti, il y a un rituel collectif qui me paraît fondamental pour éviter les galères dans une équipe :

  • Prendre le temps de bien déterminer le « Pourquoi on est là ? », « Quels sont nos objectifs ?», « Qui fait quoi ? » et « Quelles règles de fonctionnement on se donne ? ».

Poser un cadre à la fois sécurisant et souple pour le groupe

des regles claires pour travailler en groupe

Chacun doit savoir ce qu’il peut et ne peut pas faire au sein de l’équipe.

Suivant les objectifs du groupe, on posera :

  • Des règles de protection : confidentialité, interdiction de propos diffamatoires, etc….
  • Des règles de vie du groupe : ponctualité, assiduité, gestion des conflits, communication, exclusion, intégration…
  • Des règles de fonctionnement : horaires, gestion du matériel, rédaction de compte-rendus,…

L’idéal est de fixer ces règles ensemble, de les consigner par écrit et de briefer les nouveaux membres qui intègrent le groupe à chaque fois que l’occasion se présente.

Un cadre bien défini sécurise les échanges et favorise la confiance dans le groupe. Les règles doivent pouvoir évoluer avec la vie du groupe et être rediscutées collectivement.

Attribuer un objectif et des tâches précis à chacun

Travailler à plusieurs ne signifie pas forcément toujours travailler ensemble. Il est important que chacun garde une part d’autonomie dans ce qu’il fait.

Chaque membre du groupe a besoin de se sentir utile et de savoir exactement ce qu’il a à faire pour être confiant et performant.

Cela est d’autant plus vrai pour les personnes introverties qui travaillent beaucoup plus efficacement quand elles savent exactement quel rôle elles doivent jouer dans une réunion ou un projet.

Si chacun travaille sur sa pièce du puzzle en ayant conscience de ce que donnera l’ensemble à la fin, personne ne se marchera sur les pieds. On échappera ainsi aux gueguerres intestines stériles.

Encore une fois, je pense qu’écrire les choses facilitera la fluidité du travail d’équipe. Je sais que c’est vraiment fastidieux. Mais pensez à toute l’énergie qui sera économisée au profit du travail collaboratif, de l’efficacité et de la paix du groupe.

Imaginez 🤔💭 :

  • Un professeur qui rédige des consignes claires pour un groupe d’étudiants,
  • Un manager qui prend la peine de construire des fiches de postes détaillées,
  • Un patron qui met sur papier les procédures de travail (pratique en cas d’absence d’un collaborateur),
  • Un président d’association qui dresse un tableau des tâches précises lors d’une manifestation pour faciliter l’inscription des bénévoles,

What else ?

des consignes precises pour travailler en groupe

 

4- Le conflit, c’est normal et même bénéfique pour le groupe

Cela dit, quand on réunit autour d’un projet des individus avec des profils et des expériences différentes, même s’ils partagent un objectif commun, il arrivera toujours un moment où des membres du groupe ne seront pas d’accord.

Si vous appréhendez le conflit comme moi, sachez qu’un gros clash bien maîtrisé, c’est sain pour tout le Monde.

La place du conflit dans le cycle de vie du groupe

J’ai suivi il y a quelques mois le Mooc sur la « Gouvernance Partagée « du Mouvement Colibris.

💡Si vous voulez en savoir plus sur les Moocs, vous pouvez aller lire mon guide complet sur ce nouveau mode d’apprentissage en ligne.

Revenons à nos moutons. L’objectif de ce Mooc est de nous inciter à réinventer notre façon de faire ensemble.

Dans cette formation, il y a tout un chapitre qui nous explique qu’un groupe, c’est comme un organisme vivant.

Le collectif a son propre cycle de vie : Il naît, il grandit, il est parfois malade, il se soigne, il guérit et il peut aussi mourir. J’y ai découvert que le conflit était une étape à part entière et qu’il avait son rôle à jouer dans l’écologie et la santé du groupe.

Voilà comment se déroule l’Histoire d’une équipe au fil du temps.

Etape 1 « le Pseudo-nous »

C’est la première prise de contact. On s’observe et on s’évalue. A ce stade, il est impossible que nous nous mettions à la tâche. Nous sommes centrés sur notre ressenti (avec qui ça va matcher, avec qui ça coince ?). Lors de cette étape, les activités brise-glace et les règles aident les membres du groupe à s’apprivoiser.

Etape 2 « le Nous symbiotique »

C’est la phase « Bisounours » où nous sommes en fusion avec le groupe. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Notre priorité est de nous faire accepter par le groupe. C’est le moment des temps conviviaux où l’on se créé des souvenirs communs. L’esprit n’est pas encore tout à fait au projet. Certaines personnes détestent cette période fusionnelle et partent en claquant la porte. Certains groupes n’arrivent pas à sortir de cette lune de miel et finissent par ne pas avancer dans leurs projets.

le_groupe_fusionnel

Etape 3 « le Nous conflictuel »

C’est le moment où des leaders naturels vont émerger et où l’on va tomber le masque pour montrer nos côtés moins sympas. Les JE vont s’exprimer et s’affirmer au service du projet. Le groupe va enfin se mettre au boulot, confronter ses idées et entrer dans sa phase créative. Si l’équipe arrive à passer au-dessus des conflits, les relations deviendront plus authentiques et plus riches. Le groupe en sortira grandi.

Etape 4 « le Nous mature »

Le groupe sait qu’il est capable de traverser les conflits. On ne se soucie plus de ce qui se passe dans la tête des autres et on ose donner son opinion. Tout le monde est au service du projet.

Etape 5 « le Nous équipe »

Chacun est à sa place et a conscience de soi, des autres et du but commun. Le groupe s’auto-régule et communique avec confiance. Il n’y a pas de manipulations psychologiques. Les différends, les critiques et les feedbacks sont acceptés avec sérénité.

Comment dépasser la période charnière du conflit ?

Je trouve qu’avoir conscience de ce cycle de vie du collectif permet de relativiser un certain nombre de galères que l’on peut rencontrer au quotidien. Le conflit est le maillon qui va permettre au groupe et aux individus de gagner en maturité.

Il n’y a pas de miracle. Pour passer ce cap difficile, il est nécessaire d’accepter qu’il y aura forcément des conflits. Cela permettra au groupe d’anticiper et de se doter de moyens dédiés à la résolution des tensions.

L’idée formulée par le Mouvement des Colibris est de mettre en place des instances de régulation de conflits autonomes et réactifs.

Ce sont tout simplement des  espaces d’écoute dédiés et sécurisés qui réuniront les protagonistes du conflit et un représentant du collectif. L’objectif de ce temps de médiation est de permettre à chacun de s’exprimer et de trouver une issue positive pour tous.

5- Il est vital d’apprendre à reconnaître les manipulations psychologiques

Malheureusement, malgré les bonnes volontés, il arrive parfois que nous nous confrontions à des personnes qui nous « pourrissent » notre quotidien. Cela nous empêchent de prendre notre juste place dans le groupe. Parfois, il se peut aussi que nous soyons ces personnes-là.

Dans ce cas, il est important que nous apprenions à reconnaître ces relations toxiques qui empoisonnent nos échanges avec les autres.

Le Triangle dramatique de Karpman est un outil de l’analyse transactionnelle qui peut venir à notre secours.

Triangle de Karpman

Cet outil psychologique schématise 3 rôles qui peuvent potentiellement nous enfermer et nous empêcher d’avoir des interactions constructives avec les autres.

Le persécuteur (ou bourreau)

Il fait souffrir les autres en s’imposant à eux. C’est une façon de canaliser ses propres démons.

le persecuteur

La victime 

Elle se sent impuissante et faible. Elle cherche quelqu’un pour soulager son malaise. C’est sa manière à elle d’avoir le pouvoir sur l’autre.

karpman_victime

Le sauveteur

Il vole au secours des autres même quand ils n’ont rien demandé. Il assoit sa domination en se rendant indispensable. Les autres sont faibles et ne peuvent pas s’en sortir sans lui.

karpman_le_sauveteur[3]

On tourne en rond dans un triangle infernal : Une histoire qui rend CARREMENT fou🤪

Le plus terrible, c’est que ces rôles s’entretiennent les uns les autres. Le persécuteur appelle une victime. La victime appelle un sauveteur. Et parfois sauveteur et persécuteur se retrouvent réunis autour d’une victime.

Plus gênant encore, nous pouvons, suivant les situations, passer du rôle de persécuteur à celui de sauveteur puis de victime.

Bref, si nous ne prenons pas conscience de ces jeux de manipulation psychologique, nous pouvons tourner en rond et souffrir pendant de longues années !

Pour sortir de ce triangle infernal qui « bouffe » notre énergie et celle des autres, apprenez à débusquer les manipulateurs qui endossent ces différents costumes.

Et surtout repérez les moments où vous rentrez vous-mêmes dans ce jeu psychologique.

bien travailler en groupe

Voilà, vous savez presque tout. Travailler en groupe est selon moi une compétence que l’on devrait apprendre dès le plus jeune âge. Il y a encore beaucoup de choses à vous dire sur le sujet. Ce sera dans de prochains articles🙂.

En attendant, voici un petit rappel de l’essentiel :

Anti-sèche :

  • Le travail en groupe n’est pas la règle absolue pour apprendre et travailler efficacement. Tout dépend de votre personnalité et du type de tâche que vous avez à réaliser. Les introvertis et les créatifs seront plus productifs en se ménageant des séances de travail en solitaire,
  • Une équipe sans cadre, sans objectif commun et sans répartition claire du rôle de chacun est une équipe qui ne durera pas,
  • Les conflits font grandir et mûrir le groupe. C’est une étape constructive dans la vie d’un collectif à condition de se doter d’outils de régulation et de savoir débusquer et désamorcer les jeux de manipulation psychologique.

J’espère que ces quelques éclairages vous aideront à naviguer sereinement entre vos besoins de travailler en autonomie et vos envies de partager des projets avec les autres.

Si vous avez des enfants, apprenez-leur à travailler en groupe mais aussi à savoir travailler seul durant des périodes prolongées. S’ ils arrivent à s’épanouir au contact des autres tout en s’autorisant à explorer leur créativité intérieure, leur vie promet d’être pétillante !

En attendant, je serais curieuse de savoir si vous préférez travailler seul ou en groupe. Quels autres conseils donneriez-vous pour bien travailler avec les autres ?

Rendez-vous dans les commentaires !

A bientôt sur Learneuse.com !

Pour aller plus loin

  • La tribune complète de Susan Cain dans le New York Times, ” The Rise of the New Groupthink”, où elle explique que la solitude  favorise la créativité (en anglais)
  • Regardez cette excellente vidéo extraite du Mooc “Gouvernance Partagée” des Colibris (5mn46s) pour savoir identifier les rôles du Triangle de Karpman et trouver des solutions pour en sortir :

MOOC Gouvernance – Le triangle de Karpman from Universite du Nous – UdN on Vimeo.

 

Cet article est le n°22/52 du défi: “52 idées à explorer pour aider vos 12-25 ans à trouver leur voie”

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