Mieux s’exprimer à l’écrit : Stop au syndrome de la page blanche [vidéo]

 

stop au syndrome de la page blanche

Rédiger est pour vous une galère ? Vous avez du mal à exprimer vos idées à l’écrit ? Vous ne trouvez pas les bons mots ?  Vous passez des heures à écrire un simple mail ?Crying face

Je suis passée par ces difficultés à l’école mais aussi au travail. Un jour, j’en ai eu assez d’avoir la boule au ventre à chaque fois que je devais produire un écrit. Je voulais exprimer mes idées clairement et simplement et enfin avancer avec légèreté dans mes projets.

Dans cette vidéo, je vous raconte comment j’ai surmonté le syndrome de la page blanche en musclant mon intelligence verbo-linguistique. Je vous livre également les actions concrètes que j’ai mises en place pour pouvoir m’exprimer à l’écrit de façon plus spontanée et plus fluide.  J’espère que cela aidera tous ceux d’entre vous qui bloquent sur les mots.

Suivez le guide Be right back

I- VIDEO : MIEUX S’EXPRIMER A L’ECRIT POUR OUBLIER LE SYNDROME DE LA PAGE BLANCHE

II- TRANSCRIPTION DE LA VIDEO

Coucou c’est Johanna du blog Learneuse !

Ma mission c’est de t’aider à réapprendre à apprendre avec plaisir et efficacité.

Cette fois-ci je voulais faire un zoom sur l’intelligence verbo- linguistique, l’intelligence des mots, celle qui te permet de parler, d’écrire, de lire et que tu utilises beaucoup dans ta scolarité.

Comme tu peux le voir aujourd’hui, l’intelligence verbo-linguistique est très sollicitée à l’école mais aussi dans la vie professionnelle. C’est une intelligence qui est indispensable pour pouvoir communiquer avec les autres, transmettre ses idées, convaincre et comprendre l’autre.

Du coup, dans cette vidéo je te partage juste mon expérience. Moi, j’étais une élève qui n’aimait pas beaucoup lire. J’ai toujours eu beaucoup de mal à écrire. Donc, je vais t’expliquer comment en un an et demi j’ai réussi à beaucoup progressé dans ce domaine là. Et aujourd’hui je prends énormément de plaisir à écrire.

1- Le syndrome de la page blanche à l’école

Donc à la base j’ai une formation scientifique. ça m’a bien arrangé d’ailleurs de faire cette formation scientifique parce que, quand j’étais jeune, au primaire, au collège et au lycée, je n’aimais pas lire.

syndrome de la page blanche ecole

Je détestais faire des résumés, écrire des rédactions, écrire des poèmes. Pour moi, c’était infernal. J’avais l’angoisse de la page blanche. Alors, pour compenser, ce que j’ai fait, c’est que j’ai beaucoup appris de formules par cœur. J’ai appris tous mes mots de liaison comme « mais, où, et, donc, or, ni,car », « Dans un premier temps, dans un deuxième temps, dans un troisième temps, pour conclure ».

Finalement, j’arrivais, bon an mal an, à construire mes devoirs avec « intro, thèse, antithèse, synthèse conclusions » de manière artificielle et à répondre à ce qu’on me demandait à l’école.

2- Le syndrome de la page blanche au boulot

Puis, vient la vie professionnelle. Là, c’est pareil, j’ai utilisé la même stratégie. On me demandait d’écrire des notes, des rapports, des courriers, des emails.

syndrome de la page blanche au travail

J’ai appris du vocabulaire, des formules toutes faites qui m’ont permis de synthétiser ce qu’on me demandait de faire. Et là, pareil, grosse angoisse ! J’’étais angoissée tout le temps ! Pour ceux et celles qui travaillent dans des collectivités vous savez que, quand on vous demande une note de synthèse… Il est possible que, pour un homme politique, on vous demande une note de synthèse à 9h pour midi. La boule d’angoisse !😧

3- Des écrits laborieux

Je me suis dit : «  C’est plus possible ! C’est plus possible d’être angoissé comme ça. Il faut que je fasse quelque chose. »

J’en avais marre d’écrire dans ce style très télégraphié, très téléphoné finalement. J’avais l’impression que les mots ne venaient pas de moi. C’était des mots que j’avais appris par coeur. Et un moment donné, ça doit cesser. C’est usant et c’est fatigant de fonctionner comme ça.

Ça marche, ça fonctionne un temps. C’est comme ça que j’ai réussi les concours de la territoriale. J’ai tout simplement appris une structure dans ma tête pour faire une analyse de documents. Mais cela dit, ce n’est pas pour ça que j’écris de manière fluide.

4- Le remède ultime contre le syndrome de la page blanche

Alors comment j’ai fait pour pour apprendre à mieux écrire et à booster mon intelligence verbo-linguistique ?

progresser en expression ecrite

Et bien tout simplement “j’ai écrit”.✨

Je sais ! Ce n’est pas une formule magique très sophistiquée.

Vous allez me dire : “Tout ça pour ça !”

Mais en fait si, “j’ai écrit”.✨

5- Mon entraînement pour mieux rédiger

J‘ai démarré pendant ma période de disponibilité un blog. Mon blog s’appelle “Learneuse”.

Ça va faire 18 mois maintenant. En 18 mois, j’ai écrit à peu près deux articles par mois. J’ai aussi écrit deux ebook d’une cinquantaine, d’une soixantaine de pages chacun. Alors bon, c’est de l’écriture sur des sujets très pratiques. Mais n’empêche que j’ai écrit.

Au début c’était vraiment difficile. Aussi difficile que de travailler à l’école ! Je me retrouvais devant la page blanche toujours avec la boule au ventre. Et c’est quand même un comble parce que, là, j’écrivais pour mon plaisir. Je veux dire, c’était un projet que j’avais moi. Personne ne me l’avait imposé. Mais j’étais quand même angoissée.

Alors, pour faire baisser cette angoisse, je me suis inventé des petits rituels.

Par exemple, un rituel d’écriture d’une heure par jour où, en fait, je me dis : “Voilà ! J’écris je ne me préoccupe pas de la syntaxe, des mots, des belles phrases, j’écris, j’écris ce qui me vient dans la tête. » Parfois même, ce que je fais, c’est que je parle et puis après j’écris. J’écris ma phrase parlée en fait, tout simplement. Et surtout, je ne reviens pas en arrière. J’écris au km, et seulement après, je relis, je restructure, je corrige les fautes d’orthographe.

6- Et l’orthographe ?

Les fautes d’orthographe c’est vrai que ce n’est pas un problème pour moi. C’est déjà un poids en moins.

Je sais que pour certains, c’est compliqué parce qu’ils sont déjà bloqués par l’orthographe.

Donc, un petit conseil, si vous êtes parents et que vous avez des enfants et que votre enfant arrive en vous disant : ” Tiens ! J’ai écrit une histoire”, et que vous lisez l’histoire en repérant chacune des fautes d’orthographe. Sachez que ça ! C’est contre-productif.

Si un enfant écrit une histoire, félicitez-le pour l’histoire qu ‘il a écrite. Les fautes d’orthographe, vous les corrigerez après.

enfant ecriture libre

C’est important de ne pas bloquer quelqu’un sur l’écriture et la créativité. C’est comme ça qu’on apprend à jouer avec les mots et qu’on développe son intelligence verbo-linguistique.

Donc, un conseil, l’orthographe vous la réviserez après. Il y a plein de logiciels pour ça. Ça se fait à la fin.

7- Les progrès observés

Donc voilà, j’ai fait ça et puis au bout de 18 mois d’écriture j’ai fait le constat que j’avais fait d’énormes progrès et que je m’étais débloquée. Et ce qui est intéressant, c’est que c’est venu comme ça, l’air de rien, sans vraiment que j’y réfléchisse. En fait, je m’en suis rendue compte tout récemment il y a quinze jours.

La prise de conscience est venue grâce à ma fille qui fait des études de philosophie et qui a toujours aimé lire. Elle n’a jamais eu de problème avec l’écriture, elle adore s’exprimer. Les mots pour elles n’ont pas de secret. L’intelligence verbo-linguistique c’est son domaine. Elle est très à l’aise avec ça.

Et donc, elle a lu mon dernier article et elle est venue vers moi en me disant : “Ben maman, dis donc pour une fois j’ai lu ton article jusqu’au bout. J’ai trouvé que le style était léger, agréable. C’était compréhensible, c’était intéressant. Je crois que tu as trouvé ton style maman.”

Ça m’a vraiment fait chaud au coeur. Parce que bon, c’est vrai, je ne m’en étais pas rendue compte, mais l’écriture m’est devenue plus facile. L’écriture est devenue en fait une habitude.

bye le syndrome de la page blanche

A titre de comparaison, avant je mettais quinze jours pour écrire un article et aujourd’hui, je mets une semaine pour boucler un article et le publier. Et je prends beaucoup plus de plaisir.

Une deuxième chose que ma fille m’a dite, et ça ma fait tilt  (C’est important du coup d’écouter nos ados et nos enfants), donc, ma fille m’a fait la remarque suivante.

Elle s’est rendue compte que, quand elle lisait beaucoup pendant deux trois jours, elle avait beaucoup plus de facilité à écrire une dissertation ou une histoire. Et donc, j’ai testé.

Et effectivement, quand je me mettais à lire pendant une semaine des romans comme je le fais en ce moment (Voyez là, j’ai deux trois petits livres, Victor Hugo, “une histoire des abeilles”, “le pouvoir”, j’essaie de lire régulièrement des romans) Et bien effectivement ça débloque quelque chose au niveau du cerveau et j’arrive plus facilement à écrire. C’est à dire à plus facilement trouver le bon mot, la bonne expression pour exprimer mes idées.

Et ça, pour moi c’est magique ! c’est exactement ce que je souhaite faire.

Du coup, j’ai introduit une nouvelle habitude dans mon quotidien. Aujourd’hui, je lis davantage. Enfin, j’ai toujours beaucoup lu des livres de développement personnel, des livres plutôt pratiques, donc avec un vocabulaire plutôt spécialisé ou voir plutôt restreint. Je me rendais compte que je tournais en rond dans ce vocabulaire.

Aujourd’hui, en fait, j’essaie de lire un roman toutes les semaines et ça nourrit mon imagination. Ça me permet de relever des mots, des phrases, du vocabulaire beaucoup plus riches et je pense que ça va petit à petit nourrir mon style d’écriture sur le blog.

Et j’espère que ça va me permettre d’être beaucoup plus percutante et beaucoup plus agréable à lire.

8- Les conseils pour mieux s’exprimer à l’écrit et dire Bye au syndrome de la page blanche

Alors, si on résume, qu’est-ce que vous pouvez retirer de ce témoignage pour mieux écrire :

  • Il n’y a pas de secret, il faut écrire tous les jours ! Donc, si vous n’avez pas de blog vous pouvez tout simplement écrire un journal intime, un journal de bord ou vous astreindre à écrire cinq minutes tous les soirs toutes les idées qui vous passent par la tête. Vous pouvez écrire des poèmes, écrire des chansons.
  • La deuxième chose : ne vous bloquez pas avec l’orthographe et la syntaxe. Quand vous écrivez comme ça, de manière spontanée, écrivez, laissez les mots qui sont dans votre tête se libérer. Je pense que c’est le premier pas pour enlever cette angoisse de la page blanche. Il faut que le cerveau prenne l’habitude de libérer les mots.
oublier orthographe

 

  • Le troisième pas pour mieux écrire, il n’y a pas de secret, il faut nourrir le cerveau de vocabulaire. Une langue, on l’apprend par immersion, vous le savez. Il faut vous immerger dans du vocabulaire et pour ça, il s’agit de lire des choses très diversifiées, des ouvrages très diversifiés. Donc ça peut être des BD, des magazines, des journaux, des romans, des livres pratiques. Lisez tout ce qui vous passe sous la main. Ça va vous permettre de rentrer dans la lecture même si vous n’aimez pas ça. Peu importe le support, mais rentrez dans la lecture, lisez régulièrement.
 vaincre le syndrome de la page blanche

Voilà ! On a fait le tour de cette intelligence verbo-linguistique qui est très importante.

Si vous voulez aller plus loin, vous pouvez lire mon article “comment lire plus vite et mieux mémoriser avec la lecture active”.

Et pour tous ceux qui passent des concours et examens, vous pouvez également télécharger mon guide sur le blog Learneuse, c’est offert et ça vous accompagnera durant vos révisions.

A bientôt sur la chaîne de Learneuse pour d’autres conseils d’apprentissage. N’oubliez pas de vous abonner à la chaîne Youtube !

Cet article est le n°35/52 du défi: “52 idées à explorer pour aider vos 12-25 ans à trouver leur voie”

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