Apprendre et réussir en autodidacte (chronique du film “Self Taught Movie”)

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Si je vous posais la question : “Quelle éducation avez-vous eue ?”. Vous me parlerez sans doute du diplôme que vous avez obtenu ou des formations que vous avez suivies.

Peter Gray, chercheur à l’Université de Boston a une vision beaucoup plus large et beaucoup plus humaniste de l’éducation. Pour lui, « Tout ce qu’une personne apprend et qui lui permet de vivre une vie satisfaisante et pleine de sens » est l’éducation.

C’est sur ses mots que commence le film « Self-Taught-Movie » réalisé par Jérémy Stuart.

Cela fait plusieurs mois que j’attends avec impatience la sortie de ce documentaire inédit. J’ai fait le choix de soutenir ce beau projet sur la plateforme de crowdfunding Kickstarter. Je n’ai pas été déçue😊.

Self-Taught, c’est l’histoire de six personnes extraordinaires qui n’ont (presque) jamais été à l’école pour apprendre et qui ont appris en autodidacte.

Je me suis intéressée à ce film car J’avais envie de savoir comment grandit une personne à qui on n’a jamais imposé d’enseignement, une personne qui a pris son éducation en main et dont le Pouvoir Naturel d’Apprendre est resté intact.

Dans cet article, je partage avec vous ce que j’ai appris de ces six jeunes adultes. Ils nous racontent, avec leurs mots, ce que l’éducation auto-dirigée (unschooling) signifie pour eux et quel impact elle a eu sur leur vie, leurs ambitions, leur travail et leurs convictions.

Artistes, scientifiques ou entrepreneurs, ils ont tous une chose en commun : ils croient que la véritable éducation est la capacité de créer sa propre vie au lieu d’accepter simplement celle qui vous a été remise✨.

L’idée de cet article n’est pas de vous dire : “Oh ! La ! La ! Regardez, vous devez absolument suivre le même mode de vie que ces jeunes.”

Il s’agit plutôt de vous donner des pistes inspirantes pour que vous retrouviez confiance en vos capacités naturelles d’apprentissage et que vous construisiez votre propre chemin.

C’est un peu le leitmotiv du blog : Aujourd’hui, savoir apprendre par soi-même est une compétence indispensable pour progresser et se construire un parcours épanouissant.

Quelque soit notre cursus, déscolarisé ou pas, « self-made man » ou diplômé de grandes écoles, sans emploi ou salarié, nous aurons tous à un moment ou à un autre besoin d’apprendre quelque chose en autodidacte pour avancer dans nos vies.

Si vous avez envie de savoir comment développer cette capacité à apprendre et réussir en autodidacte, ✅ je vous recommande de regarder « Self-Taught Movie » (disponible en version anglaise pour le moment).

En attendant, je partage avec vous ce que j’ai retenu de vraiment inspirant et instructif des témoignages du film :

I- Comment se passe le quotidien d’une personne qui apprend tout par elle-même (unschooler) ?

  1. Mais c’est quoi au juste apprendre en autodidacte (unschooling) ?
  2. Depuis leur plus jeune âge, les unschoolers choisissent eux-mêmes quoi apprendre et comment l’apprendre
  3. Toutes les situations du quotidien sont des sources d’apprentissage
  4. Les adultes qui les entourent ont confiance en eux
  5. Les unschoolers ont les mêmes problèmes que les autres enfants mais ils sont sans doute mieux « préparés » pour les solutionner

II- Pourquoi les “Self-taught” n’ont-ils pas choisi l’école pour apprendre ?

  1. Trop de stress
  2. Difficile d’être soi-même au sein d’une classe
  3. Les grands curieux n’ont pas de place pour développer leurs talents
  4. Leur créativité ne peut pas s’exprimer
  5. Ben mince alors…

III- 4 secrets pour apprendre et réussir en autodidacte (ou comment s’inspirer de la sagesse des “Self-Taught” ?)

…Chuut 🤫! Pour découvrir les 4 secrets, il faut aller au bout de l’article.

Suivez le guide Be right back

I- Comment se passe le quotidien d’une personne qui apprend tout par ELLE-meme (unschooler) ?

 Dans ce documentaire, Jérémy Stuart interviewe 6 unschoolers américains qui partagent leurs parcours éducatifs depuis l’enfance jusqu’à leur entrée dans leur vie de jeunes adultes.

Le réalisateur nous fait découvrir comment le unschooling a permis à ces jeunes gens de trouver leur voie et de développer leurs talents.

Pour vous plonger dans l’ambiance stimulante de “Self-Taught”, jetez un oeil sur la bande-annonce en anglais (Chaîne Youtube du film “Self-Taught Movie- 2min19s) :

1) Mais c’est quoi au juste apprendre en autodidacte (unschooling) ?

 Le « unschooling » ou non scolarisation est une forme particulière d’instruction en famille.

En effet, dans certains pays comme les Etats-Unis ou la France, les parents ont la possibilité, sous certaines conditions, d’assurer eux-mêmes l’instruction de leurs enfants.

 En France, 0,3 % des 6-16 ans soient 25 000 élèves avaient recours à l’instruction en famille en 2014-2015 2.

Lorsque l’on choisit l’instruction en famille, tous les schémas sont possibles :

  • Suivre des cours par correspondance,
  • Mettre en place l’ « Ecole à la Maison » avec un planning de cours,
  • S’appuyer sur les pédagogies alternatives (Montessori ,Freinet…),
  • Suivre et accompagner tout simplement les intérêts de l’enfant sans s’imposer un programme ou une pédagogie…

Cette dernière option où les adultes n’imposent pas de méthode d’éducation s’appelle le « unschooling ». Les enfants sont acteurs et moteurs de leurs apprentissages.

Ils apprennent dans toutes les situations de la vie quotidienne et peuvent choisir de se perfectionner en poterie, en philosophie ou de se passionner pour les volcans.

Le rôle des parents est d’accompagner leurs intérêts dans un cadre bienveillant et enrichissant. Je vous ai mis un lien1 à la fin de cet article si vous voulez en savoir plus sur ce mode d’éducation.

Dans la suite de cet article, les termes unschooling, auto-formation, auto-apprentissage, éducation auto-dirigé, apprentissage autonome, unschooler, apprendre en autodidacte recouvrent les mêmes réalités.

 Vous pouvez également lire l’article que j’ai écrit pour mieux comprendre ces formes d’apprentissage alternatives : “comment apprendre de façon autonome et pourquoi c’est important de maîtriser cette compétence au 21ème siècle ?”.

Maintenant que vous savez comment Emily, Jared, Ty, Rose, Hannah et Miro ont été éduqués, plongeons dans le vif du sujet. Je vous en dis plus sur ce que j’ai appris du quotidien de ces super apprenants.

2) Depuis leur plus jeune âge, les unschoolers choisissent eux-mêmes ce qu’ils veulent apprendre et comment l’apprendre

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Ce qui est assez impressionnant, c’est de voir la diversité des sujets que ces jeunes ont choisi d’approfondir : mécanique, origami, chimie, dressage canin, patchwork, vidéo, voyages…

Ils ont tous développé une expertise dans un ou plusieurs de ces domaines. Leur point commun : personne ne leur a imposé de travailler dur pour en arriver là.

Ils se sont juste dit un jour : « Tiens, ça m’intéresse. Je vais essayer d’apprendre ! ».

Et pour y arriver, ils ont utilisé les moyens qui leur semblaient le plus adaptés : ils ont expérimenté, regardé des tutos Youtube, lu des livres, appris avec leurs parents, échangé avec d’autres passionnés ou pris des cours.

3) Toutes les situations du quotidien sont des sources d’apprentissage

 Miro voyage depuis l’âge de 7 ans dans le monde entier avec sa maman. Sa maison, c’est le vaste Monde. C’est le mode de vie qu’ils ont décidé d’adopter pour être heureux.

Aujourd’hui, il s’implique comme animateur et co-fondateur de l’entreprise “Project World School”3 qu’ils ont créée tous les deux.

Plusieurs fois par an, il accompagne des groupes d’ados dans différents pays pour leur faire découvrir en immersion d’autres cultures et leur donner l’occasion d’apprendre en communauté (agriculture, construction, cuisine, art…).

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Son quotidien ne s’organise pas en silos comme au lycée. Il n’apprend pas les langues d’un côté, les maths de l’autre et l’histoire un autre jour :

« Nous ne saucissonnons pas la Vie en plusieurs sujets. Quand vous vivez vos expériences, votre vie, vous allez d’un sujet à l’autre naturellement au fil de l’action. »

Vous me direz que c’est plus facile d’apprendre quand on a la chance comme Miro de sillonner tous ces pays.

Mais si vous vous posiez pour faire la liste de toutes les choses que vous apprenez inconsciemment en autodidacte dans votre quotidien, vous seriez surpris.

Vous savez ? Toutes ces choses que vous apprenez sur le tas en discutant avec vos collègues ou en observant votre meilleur pote bricoler.

Miro nous rappelle tout simplement la place fondamentale qu’occupent ces apprentissages informels dans notre éducation.

Conseil pour les parents

Montrez un maximum de choses de la vie pratique à vos enfants :

Lorsque nous prenons la peine d’intégrer nos enfants dans les activités de tous les jours, nous les aidons à mettre du concret sur des concepts théoriques qu’ils voient à l’Ecole. Par exemple, si vous prenez le temps de cuisiner une tarte salée avec votre enfant de 6 ans, vous l’amènerez à :

  • Absorber des notions de mathématiques (poids, mesure, proportions, fractions…),
  • Enrichir son langage en échangeant avec vous,
  • Perfectionner ses compétences en lecture ou en écriture en lisant la recette ou en l’écrivant,
  • S’ouvrir à d’autres cultures. Peut-être voudra-t-il en savoir plus sur l’histoire de l’Inde quand vous lui aurez expliqué d’où vient cette épice au goût étrange qu’est le curry ?

4) Les adultes qui les entourent ont confiance en eux

 Mais comment ces jeunes arrivent-ils à se mettre au boulot, à être aussi curieux et à développer autant de compétences ? Normalement, les ados sont plutôt paresseux et indisciplinés, non ?😉

Kenneth Danford est un ancien enseignant qui a décidé de créer avec un collègue une école qui n’en est pas vraiment une : la Northstar School.

Dans cette structure, il n’y a pas de programme scolaire. Les ados sont complètement en charge de ce qu’ils apprennent. Ils vont et viennent quand ils veulent.  Ils bénéficient d’un accompagnement individuel qu’ils peuvent solliciter quand ils le souhaitent.

Jennifer, une jeune fille inscrite à la Northstar, nous raconte combien elle se sent plus épanouie depuis qu’elle a quitté le système classique :

« Dans le courant éducatif classique, on te demande d’avoir foi en un programme . Si tu suis ce programme alors tu auras tout ce dont tu as besoin.[…] Ici, on te demande qui tu es ? Par quoi es-tu intéressée ? Que veux-tu apprendre ? »

Kenneth Danford, le directeur de cette école qui fait confiance aux jeunes nous alerte :

« Nous baignons dans une culture qui ne fait pas confiance à sa jeunesse. Nous sommes persuadés que si nous laissons ces ados seuls livrés à eux-mêmes avec leurs appareils, ils prendront des décisions pourries. Nous nous inquiétons quand ils ne sortent jamais, ou quand ils sont toujours dehors, s’ils ne lisent pas du tout ou s’ils passent leur temps dans des bouquins. Quoi qu’ils fassent, nous pensons qu’ils prennent de mauvaises décisions. Et si on leur laissait juste être eux-mêmes et être curieux ? ».

Pour les anglophones, voici son intervention complète à ce sujet (Chaîne Youtube du film “Self-Taught Movie-1 min28s) :

Les témoignages de ces jeunes gens montrent qu’ils ont été soutenus de façon inconditionnelle par leur entourage dans leurs différents projets.

Leurs parents n’ont visiblement pas jugé leurs passions comme incongrues ou inutiles et les ont plutôt encouragé à poursuivre.

La jeune Rose a grandi dans une famille d’artistes. Encouragée par son papa, elle a commencé à vendre ses premières créations, des poupées chaussettes, dans une boutique de Brooklyn à l’âge de 13 ans.

C’était incroyable pour elle de se dire qu’en tant qu’enfant, elle avait réussi à valoriser des créations qu’elle avait fabriqué elle-même !

Tout cela, c’est bon pour la confiance.

5) Les unschoolers ont les mêmes problèmes que les autres enfants mais ils sont sans doute mieux « préparés » pour les solutionner

 Quand vient le moment de répondre à la question cruciale : « Quel métier je veux faire ? », certains unschoolers peuvent se trouver en difficultés pour faire un choix, comme peuvent l’être de nombreux enfants scolarisés qui sortent du bac.

Rose, notre artiste en herbe, s’est retrouvée confrontée à ce problème d’orientation. Depuis qu’elle est petite, elle « fabrique des trucs toute la journée» comme elle le dit si bien dans le film.

Elle peint, elle bricole, elle coud et elle confectionne de magnifiques couvertures matelassés et tapis au crochet. Elle vend d’ailleurs ses créations sur la plateforme Etsy5.

La jeune fille aimerait faire des études supérieures mais se confronte à plusieurs difficultés. Elle doit passer le GED (équivalent du bac) alors qu’elle n’a jamais appris de façon scolaire et doit travailler pour payer le College (post-bac) :

« Inconsciemment,depuis que je suis toute petite, je pense que je me suis dit que l’art était la seule chose que je savais bien faire. C’était ma seule issue. Et si je ne réussissais pas là-dedans, qu’allais-je faire d’autre ?».

L’histoire de Rose se termine par un Happy End puisqu’on apprend dans le générique de fin qu’elle a passé son examen GED avec succès et qu’elle a trouvé un bon job pour financer ses cours du soir au College.

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Sous son apparente fragilité, Rose a trouvé la force nécessaire pour aller au bout de ses rêves. Le unschooling a fait d’elle une enfant solide et déterminée qui a toujours tout fait par elle-même. Rose a eu le courage d’arriver là où elle voulait aller alors qu’elle n’avait ni l’argent, ni les bases scolaires pour décrocher sa place au College.

Les unschoolers sont beaucoup plus résilients que les décrocheurs scolaires. Cela s’explique par le fait qu’ils ont choisi leur chemin et qu’ils assument de trouver leurs propres solutions pour s’en sortir. Alors qu’un simple décrocheur, qui aura subi son parcours pendant plusieurs années, ressentira un vif sentiment d’échec.

II- Pourquoi Les “self-taught” n’ont-ils pas choisi l’école pour apprendre ?

 1) trop de stress

 Kenneth Stanford a décidé de démissionner de son poste d’enseignant dans le système classique pour créer une école où les adolescents seraient moteurs de leurs projets d’apprentissage, la Northstar School.

En effet, lorsqu’il était prof, il a très vite réalisé que les enfants étaient anxieux et démotivés en classe. Il avait l’impression de faire plus de mal que de bien : 

« J’étais inquiet du nombre d’enfants dépressifs, anxieux qui pensaient qu’ils ne méritaient pas une belle vie parce qu’ils n’étaient pas bons à l’école. »

Dans le film, le chercheur Peter Gray nous rappelle que de plus en plus d’enfants développent des troubles mentaux qui seraient liés au stress généré par l’école.

Aux Etats-Unis, 20 % des garçons sont diagnostiqués TDHA. L’« American Psychiatric Association » a réalisé une étude qui révèle que les ados sont plus stressés que les adultes. 85 % d’entre eux affirment que leur principale source de stress est l’école.

Retrouvez les propos de Peter Gray en anglais dans la vidéo suivante (Chaîne Youtube du film “Self-Taught Movie”- 1 mn 18s) :

Stress et apprentissages ne font en général pas bon ménage.

Les familles interrogées dans « Self-Taught » ont fait le choix de l’instruction libre et auto-dirigée pour permettre à leurs enfants d’apprendre en respectant leur rythme et leurs intérêts.

2) Il est difficile d’être soi-même au sein d’une classe

 Le cadre de l’école, le regard des autres élèves et des professeurs peuvent très vite inhiber l’enthousiasme de ces ados curieux et entreprenants.

La compétition , le besoin de se sentir conforme au groupe et la pression des résultats peuvent casser leur envie de prendre des initiatives.

La pétillante Karis, étudiante à Northstar en témoigne :

 « Le truc le plus important à Northstar que j’ai appris, c’est de ne pas me sentir obligée de faire comme tous les autres font. Je me fais confiance quand je veux faire quelque chose qui semble peu conventionnel et qui me parle. Je n’ai pas à remettre en question cela. ».

3) LES grands curieux n’ont pas de place pour developper leurs talents

 Parmi ces jeunes, l’histoire de Ty m’a particulièrement marquée. Ty a quitté l’école au niveau CE2 :

« En tant qu’enfant curieux, je détestais l’école. J’avais l’impression de perdre mon temps. Je passais mon temps à lire des livres dans un coin parce qu’il n’y avait rien d’autre à faire.[..]Je détestais aussi faire l’ école à la maison. ».

Ty rejettait tout ce qui ressemblait de près ou de loin à un programme ou à un manuel scolaire.

En fait, Ty est du genre à se poser naturellement plein de questions sur le monde qui l’entoure : Pourquoi l’eau est-elle poisseuse ? Comment vole une libellule ?…

Vous avez certainement déjà croisé des enfants qui ressemblent à Ty.

Lorsqu’il a décidé d’apprendre par lui-même, en total autodidacte, il a eu tout le loisir de chercher des réponses à ses interrogations et de se lancer corps et âmes dans ses passions. Parmi elles, la guitare, l’origami et tout ce qui touche aux sciences.

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Aujourd’hui, Ty a décroche son diplôme de chimie et de biologie à l’université de Berkeley. Et devinez quel est son job ?

Il a trouvé un poste à la mesure de ses ambitions. Il fait de la recherche scientifique de haut niveau.

Le unschooling l’a sauvé du décrochage.

4) leur creativite ne peut pas s’exprimer

 Peter Gray ne mâche pas ses mots :

« Une des missions de l’école est de nous entraîner à obéir. Et aujourd’hui, nous avons besoin de personnes qui challengent les conventions, qui pensent « outside of the box », qui soient créatives. On ne peut pas apprendre ça à l’école, on apprend cela quand on est libre d’apprendre par soi-même.»

Le documentaire va plus loin en nous interpellant sur le rôle que va jouer la jeunesse d’aujourd’hui dans l’avenir de notre monde actuel. Pour trouver de nouvelles solutions, il faut former des citoyens confiants et créatifs.

Une des accompagnatrices de Northstar School est plutôt inquiète à ce sujet :

« Si nous obligeons des jeunes à se réunir autour de quelque chose que nous leur imposons parce que nous avons peur qu’ils ne fassent pas assez, alors l’humanité se tire une balle dans le pied. Les gens qui ont inventé la roue, le feu, internet avaient le temps et l’espace pour rêver et imaginer et découvrir ce qui les intéressait. Et si nous ne donnons pas cette opportunité à nos jeunes, alors nous compromettons notre futur ou nous aurons un futur qui ne sera pas très positif. »

Voici l’extrait en anglais (Chaîne Youtube du film “Self-Taught Movie- 44s) :

5) Ben mince alors…

 En visionnant tout cela, je me suis dit que nous étions peut-être un paquet de gens à  avoir tué dans l’oeuf de nombreux talents cachés sur les bancs de l’école !🤔

Les témoignages du film “Self-Taught” nous font prendre conscience des limites du système éducatif d’aujourd’hui.

Face à ce constat, comment rester constructifs et retenir les enseignements positifs de ce documentaire ?

Oui, d’accord ! Notre curiosité, notre confiance et notre créativité en ont peut-être pris un coup en classe. Mais il n’est pas trop tard pour réveiller tout ça !💪

Et bien justement, nous pouvons nous inspirer de la façon dont ces jeunes adultes ont construit leurs parcours et ont développé leurs talents pour reprendre notre éducation en main.

Nous pouvons tous commencer par changer nos propres vies et celles de nos enfants positivement en « nous déconditionnant » (⚠️💡explications juste après).

⚠️💡J’entends par cela : ne plus avoir peur d’expérimenter, de se tromper et d’aller au bout d’une passion. Avoir confiance en notre Pouvoir Naturel d’Apprendre. Oser apprendre, s’auto-former et créer des choses par nous-même.

C’est ce que j’appelle s’inspirer de la sagesse des autodidactes. Je ne dis pas que l’on doit toujours tout apprendre seul, sans les autres et sans formation.

Je dis simplement que cela nous ferait à tous beaucoup de bien de s’octroyer un espace-temps, comme les enfants du film « Self-Taught » pour aller au fond d’un sujet qui nous tient à cœur ou développer un talent que l’on a toujours rêvé d’avoir.

Apprendre par soi-même est une forme d’accomplissement de soi qui nourrit la confiance et rend heureux.

Alors ? Cela vous dirait de savoir comment faire ?

Suivez-moi pour connaître les 4 secrets qui ont permis aux jeunes du film « Self-taught » d’apprendre et réussir en autodidacte.

III- 4 secrets pour apprendre et réussir en autodidacte (ou comment s’inspirer de la sagesse des “Self-Taught”?)

 1) Se dégager un espace temps suffisant pour apprendre et approfondir le sujet

 Quand j’écoute et que je regarde ces jeunes unschoolers, je réalise que leur plus grande richesse est le temps dont ils disposent pour faire ce qu’ils aiment.

En clair, ils décident par eux-mêmes du meilleur moment pour apprendre, du rythme à avoir pour progresser et ne sont pas stressés par des échéances imposées par l’extérieur.

Ils ont la liberté de dérouler leurs pensées jusqu’au bout et d’approfondir le sujet qui les intéresse aussi loin qu’ils le souhaiteront.

Jared a toujours été passionné par les films. Quand il était petit, il avait toujours une caméra en main.

A 5 ans, il a reçu des figurines Star Wars en cadeau et s’est amusé à faire un film d’animation avec. Cela lui a pris une journée entière. Cette passion ne s’est plus jamais arrêtée :

« J’ai été en unschooling depuis la naissance jusqu’à 14 ans. […] J’ai mon espace et j’ai mon temps. Je choisis ce que je veux faire. Et à l’école on ne peut rien faire de tout cela. Là, j’avais tout mon temps pour aller au fond des choses. Je ne regardais pas ma montre. J’ai ensuite fait des films dans la vraie vie. A 14 ans j’ai décidé de réaliser un documentaire sur de jeunes réfugiés. J’ai fini le film à 18 ans. »

Avec ce court-métrage, Jared a gagné 4 prix dans des festivals locaux.

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Mais, apprendre en autodidacte signifie aussi connaître ses limites et décider des moyens que l’on souhaite se donner pour avancer dans ses projets.

Après avoir exploré par lui-même tout ce qu’il pouvait sur la réalisation de film, Jared a choisi d’en faire son métier et d’accélérer ses apprentissages en postulant dans des écoles de cinéma. Il a été admis à l’University of South California :

« Si je n’avais pas été pris, j’aurais continué à faire des films. Tout ce que j’apprends ici, je pourrais l’apprendre seul mais cela me prendrait plus de temps. L’université est comme une autoroute. Ce que m’apporte l’université c’est la rapidité pour accéder à l’enseignement. »

Alors, là, je vous entends vous dire intérieurement :

« Mais ! Elle rêve 😮! Je n’ai pas le temps de faire comme ce petit jeune. Tout le monde ne peut pas se permettre de passer ses journées à faire ce qu’il aime ! ».

Les journées ? Pour commencer, peut-être pas.

Quelques heures pour démarrer ? Cela doit être humainement réalisable 😉.

Quelques suggestions pour vos projets d’apprentissages autonomes :

  • Vous bloquer par exemple chaque week-end une demi-journée pour coudre, bricoler, faire du VTT…
  • Consacrer 20 mn par jour pour jouer un instrument de musique,
  • Vous auto-former en ligne à la prise de parole en public pour votre job,
  • Bricoler, jardiner, dessiner, aller au musée, observer la nature avec votre enfant,
  • Si vous ne savez par comment faire pour caser ces nouvelles priorités, vous pouvez relire l’article “comment trouver du temps pour vos passions ?’

Et pour ceux qui ont envie d’aller beaucoup plus loin :

  • Pourquoi ne pas vous offrir une semaine, quinze jours, 1 mois ou une année sabbatique pour développer une passion : apprendre une langue, courir un marathon, construire une maison autonome…
  • Et si vous avez des enfants, pourquoi ne pas vous lancer une année (ou plus) dans l’instruction en famille et en profiter pour voyager avec eux ou, tout simplement, prendre le temps d’accompagner leurs passions ?

2) Etre libre de choisir ce qu’on veut apprendre et faire

 Je crois que ce qui donne des ailes à ces jeunes, c’est la confiance que leurs parents leur accordent mais aussi le fait qu’ils se sentent valorisés comme des personnes responsables.

Ils choisissent d’apprendre ce qui a du sens pour eux à un instant T et cela leur réussit plutôt bien. Ils développent ainsi un esprit indépendant et volontaire, ce qui les amène à construire sans complexes leur vie de façon originale.

C’est le cas d’Emily, Top Modèle mécanicienne. A 14 ans, elle se découvre une passion pour les voitures. Personne dans sa famille ne travaillait dans ce domaine :

« J’adore car la mécanique c’est vraiment complexe, il y a plein de choses à apprendre. C’est excitant. En plus, je suis une fille. Cela fait que je me sens unique. J’adore apprendre. Je n’ai aucune certification ou diplôme dans ce domaine. Aucune école n’a interrompu mon esprit. J’ai trouvé de nombreuses ressources sur Youtube, un super moyen pour apprendre.».

Cette fille est incroyable ! Elle a monté une entreprise de mécanique avec son mari. Emily consacre une partie de son temps à retaper de vieilles voitures pour en faire des bolides.

Elle n’hésite pas à mettre les mains dans le cambouis et à soulever de gros moteurs huileux avec des treuils.

Et le reste du temps, elle se pomponne pour exercer son métier de Top Model.

Sa chaîne Youtube “Flying Spark Garage” connait un beau succès. Jugez par vous-mêmes (1mn32s) :

Comme Emily, vous pouvez aussi décider de faire ce qui vous motive vraiment sans vous soucier du regard des autres ou des conventions.

Si vous aimez ce que vous faites, alors vous apprendrez mieux, vous serez motivé et vous irez beaucoup plus loin. Testez par exemple la méthode des 20 premières heures pour débuter rapidement une nouvelle discipline et prendre plaisir à pratiquer.

Encore un petit mot spécial pour les parents :

Laissez autant que possible vos enfants explorer ce qui leur parle à un instant T :

  • S’ils veulent passer leur journée à dessiner, laissez les dessiner.
  • S’ils restent des heures à observer les insectes, laissez les observer.
  • S’ils veulent tester le trombone. Laisser les tester…

Ils auront plus de chance de trouver ce qui leur plaît, s’ils ont eu la liberté de choisir et d’expérimenter plusieurs choses.

3) Apprendre en faisant

 Là , je laisse la parole à Ty, notre chercheur en herbe :

« La seule manière de trouver ce qui vous rend vivant est de passer du temps à expérimenter. Et la plupart des jeunes gens n’ont pas l’opportunité de bénéficier de ce temps pour expérimenter. »

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Pour avoir la certitude qu’une activité va vous plaire, il faut effectivement la pratiquer pendant un certain temps.

Et pour progresser rapidement et développer une expertise dans un domaine, le secret est de vous mettre à l’ouvrage, de faire, refaire, vous tromper, corriger, trouver des solutions et continuer.

Les progrès que Ty a réalisés en Origami entre 4 ans et 12 ans illustrent bien la magie de la pratique. Vous pouvez voir un échantillon de ses réalisations sur le blog de sa maman :

Ty-origami-self-taught

De fil en aiguille, il a même été sollicité pour exposer ses œuvres :

Ty-exposition-self-taught

Quand vous vous mettez en mouvement, c’est comme si vous activiez les énergies pour attirer les personnes et les ressources qui vous aideront à booster vos projets.

A vous de jouer et de faire maintenant !

4) Prendre conscience que plusieurs voies sont possibles

 Très tôt dans notre vie d’ado, on nous a mis la pression pour choisir une orientation, un chemin, une voie toute tracée pour avoir la meilleure Ecole, le meilleur diplôme possible et se trouver un job qui paie bien.

Ceux qui échouent ont le sentiment qu’ils ont grillé leur seul joker, que leur vie est foutue à 18 ans et qu’aucune autre voie n’est possible pour réussir.

Les intervenants du film “Self Taught” nous aident à relativiser et à nous détendre face au casse-tête de l’orientation.

Alors, bien sûr, si vous voulez devenir médecin ou avocat, vous n’aurez pas forcément beaucoup de choix. Si c’est vraiment votre vocation, cela vaut la peine de vous battre pour aller sur les bancs de l’Université.

Black Boles d’Unschool Adventures conseille tout de même aux enfants et aux parents de toujours étudier les multiples chemins possibles :

« Quand tu réalises que le monde entier est une classe potentielle et que tu pourras aller au College (USA) à 19, 20, 21 ou 30 ans, la pression tombe .[…]Tu sors de la cocotte minute.»

Vous pouvez l’écouter en anglais dans la vidéo qui suit (Chaîne Youtube du film “Self-Taught Movie- 1 mn12s) :

En effet, quand on prend conscience qu’il existe bien d’autres chemins que le cursus des Etudes supérieures classiques pour réussir, il est plus facile de prendre les bonnes décisions pour son parcours.

Pour certain métier, il vaut mieux passer par des parcours plus professionnalisants et moins théoriques pour être plus vite opérationnel.

C’est un peu l’histoire d’Hannah qui est, à 21 ans, la plus jeune entrepreneuse dresseuse de chiens de son réseau :

« J’ai toujours été fasciné par le fait d’être mon propre patron et d’avoir mon propre emploi du temps. En temps qu’unschooler, je n’avais pas envie qu’on me dise où je devais aller et comment je devais faire les choses. J’ai eu l’habitude de faire mes choix. Devenir une entrepreneuse était une progression naturelle. »

Hannah a appris son métier sur le tas en s’occupant de ses chiens dès le plus jeune âge et en allant faire des stages auprès de professionnels. Elle a suivi une formation en ligne mais n’a pas de diplôme.

Du haut de ses 21 ans, elle doit batailler pour justifier de son sérieux et de ses compétences. Elle valorise donc son savoir-faire sur les réseaux sociaux et continue à apprendre :

«Je montre ce que fais. […] Je continue à me former en regardant des vidéos. […] Je vais être quelqu’un qui va apprendre toute sa vie. […]C’est ce que le unschooling t’apprend. Il t’apprend à être préparé pour saisir ce type d’opportunité et à plonger dans la Vie. ».

Aujourd’hui, le carnet de rendez-vous d’Hannah est plein pour les 6 mois à venir. L’entreprise Purpledogtraining6 a de beaux jours devant elle.

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Le voyage est aussi une belle alternative pour se forger des compétences et se construire une vie sur mesure, comme Miro vous l’a expliqué au début de cet article.

Il s’est impliqué dans l’entreprise qu’il a créé avec sa maman. Il a appris au fil des séjours en immersion organisés pour les groupes de jeunes :

«  Les gens croient que je suis en vacances permanente. Mais non ! Je rencontre des problèmes à régler. »

Miro n’a pas eu besoin d’aller au College et à l’Université pour se former au métier de ses rêves. Il l’a tout simplement modelé au fil de ses expériences et de ses voyages :

«Je n’ai pas besoin d’un diplôme ou d’un papier pour faire ce que je fais. »

Elargissez vos horizons :

Prenez conscience que, de nos jours, les parcours ne sont plus forcément linéaires. Justifier d’expériences qui sortent des sentiers battus peut même se révéler être un véritable atout.

Souvenez-vous ! la Société et les entreprises ont besoin de personnes créatives, opérationnelles, qui pensent autrement :

  • Si vous bifurquez en cours de cursus et que vous changez d’orientation, ce n’est pas dramatique. Sachez que vous n’êtes pas seuls : En 2016, les statistiques montraient que près de 4 étudiants sur 10 se réorientaient après la 1ere année d’étude supérieure (France Stratégie, Janvier 2017) et que 80 % ne se sentaient pas à leur place en termes d’orientation scolaire (Tonavenir.net, Février 2016). Comme beaucoup d’’étudiants, vous avez peut-être besoin de mûrir vos choix.  Une solution possible est d’opter pour une année de césure afin de voyager, ou travailler, ou vous engager dans un service civique. Vous consoliderez ainsi votre expérience pratique et vous en saurez plus sur ce qui vous plaît ou pas.
  • Si vous êtes licencié ? Si vous avez envie de changer de job ? Vous pouvez faire de ce passage délicat une opportunité en prenant un congé formation ou un congé pour création d’entreprise pour rebondir. Aujourd’hui, de nombreux organismes accompagnent les reconversions professionnelles et les nouveaux entrepreneurs.

  

apprendre-et-reussir-en-autodidacte

 

Voilà ! Je suis arrivée à la fin de cette longue chronique sur ce très beau film « Self Taught movie ».

✅Je vous encourage vraiment à aller le visionner sur la plateforme créée spécialement par Jérémy Stuart.

Vous pouvez soit le louer pour le regarder en streaming, soit l’acheter en DVD et même vous procurer une licence pour le projeter en public. Pour le moment, il n’est disponible qu’en version anglaise.

Durant les 1h17 de ce documentaire , vous comprendrez, à travers les récits inédits de ces jeunes adultes, comment retrouver votre plaisir d’explorer et d’apprendre.

Les témoignages de Ly, Miro, Hannah, Rose, Jared et Emily m’ont fait réaliser que n’importe qui peut apprendre en autodidacte et devenir très bon dans un domaine. Il suffit d’un peu  de confiance, de temps, de liberté et de beaucoup d’amour.

L’être Humain est né pour apprendre. C’est une question de survie. Sans vous en rendre compte, vous apprenez déjà tout le temps et tous les jours, en vivant, tout simplement.

Vous êtes naturellement doué pour cela. Alors pourquoi ne pas entretenir ce don et aller beaucoup plus loin pour exprimer vos talents ?

Si vous avez déjà eu le bonheur de développer une passion ou une compétence seul, par vous-même, je serai vraiment contente que vous nous la partagiez dans les commentaires.

A bientôt sur Learneuse.com !

Pour aller plus loin :

Cet article est le n°23/52 du défi: “52 idées à explorer pour aider vos 12-25 ans à trouver leur voie”

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12 réflexions sur “Apprendre et réussir en autodidacte (chronique du film “Self Taught Movie”)

  1. Jung dit :

    Un bel article qui redonne ses lettres de noblesses à cette notion d’auto apprentissage. Grandir et progresser à partir de ses propres besoins, envies, expériences… Apprendre à sa vitesse, apprendre ce qui nous plaît, apprendre comment survivre en fonction de nos problématiques. Bref, apprendre par soi-même.
    En tout cas, tu m’as vraiment donné envie de voir ce documentaire.

    • Jo Andria dit :

      Bonjour Jung, je crois que tu as très bien résumé l’article 😊. Apprendre par soi-même, accomplir des choses par soi-même, aller au bout de ses idées et de ses projets, c’est bon pour la confiance!

  2. Aurélie Betsch dit :

    Merci infiniment pour cet article ! Ça fait vraiment du bien de voir que le sujet du unschooling est de plus en plus présent et abordé aussi bien sur internet que dans les autres médias. C’est le chemin que j’aimerai offrir à mes enfants et je suis toujours heureuse quand je trouve de nouvelles idées et des conseils pour les accompagner. Je vais d’ailleurs aller regarder le film conseillé dans l’article immédiatement !

    • Jo Andria dit :

      Bonjour Aurélie, Super si tu vas voir le film. C’est une pépite, rare, dans le sens où nous n’avons pas beaucoup de retours sur ce que deviennent les unschoolers à l’âge adulte. Comme je le dis dans mon article, mon objectif est de faire prendre conscience à chacun que cette capacité à apprendre et ce plaisir d’apprendre nous l’avons tous à l’origine 😊. Tout le monde peut s’inspirer de l’expérience de ces jeunes gens pour se reconnecter à cette capacité. Je te souhaite une belle aventure en instruction en famille avec tes enfants !

  3. Olivier Mary dit :

    Merci pour ce bel article très complet Johanna. C’est vraiment la direction que j’ai envie de tester quand j’aurai des enfants. Je viendrai relire ton article et regarder le film quand le moment sera venu de prendre cette décision 🙂
    Bonne journée,
    Olivier

  4. Valentine - Parents en Equilibre dit :

    Très intéressant, merci. Je vais aller me renseigner sur ce docu.

    Dans la même thémathique, je ne sais pas si tu connais :
    – André Stern (ses conférences se trouvent sur le net) : auto-didacte et passionnant
    – le docu “Être et devenir” sur une maman qui s’interroge sur l’éducation de son fils et qui part à la rencontre des unscho et IEF en France et aux États-Unis : hyper inspirant également

    • Jo Andria dit :

      Coucou Valentine, oui, je suis André Stern et je ne loupe aucune de ses conférences. Je suis totalement fan. Il y a d’ailleurs un article sur mon blog qui parle d’une de ses conférences “L’enfant, gardien de nos potentiels”. Et j’ai vu le docu “être et devenir”. Je me passionne pour le sujet 😊 et j’essaie de voir comment un adolescent ou un adulte qui n’a pas connu l’instruction libre peut malgré tout arriver à se libérer et à reprendre le goût d’apprendre par lui-même. C’est toute la raison d’être de ce blog. Au plaisir d’échanger en tout cas !

    • Jo Andria dit :

      Bonjour Anne-Lise,
      C’est vrai que le parcours des autodidactes impressionne à première vue. Je trouve que nous avons beaucoup à réapprendre avec eux. Il y a un autodidacte qui sommeille en chacun de nous et qui ne demande qu’à se réveiller.😉

  5. Stéphanie dit :

    Merci pour ce partage. L’article est vraiment très intéressant. Je regarderai le film. C’est important de garder cette envie d’apprendre. Souvent, malheureusement, la société nous enferme dans des cases et cela limite nos capacités. Être curieux d’apprendre ! Le processus est bien plus important que le résultat car il révèle l’éternel apprenant que nous sommes.

    • Jo Andria dit :

      Coucou Stéphanie,
      Les témoignages du film sont des témoignages rares. Ils montrent effectivement tout le génie qu’un être humain peut potentiellement déployer lorsqu’il n’est pas inhibé dans ses apprentissages. Et j’ai la conviction que nous avons tous cette capacité. Explorer par soi-même, retrouver le goût d’apprendre quelque chose qui nous est utile, tâtonner ,expérimenter, sentir qu’on devient compétent, c’est un processus qui nous fait nous sentir tellement vivant 😊! Merci pour ton commentaire !

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