Comment j’ai réussi le concours d’attaché territorial en 4 mois de préparation?

reussir concours attacheCONCOURS, REVISIONS, BACHOTAGE…je n’aime pas beaucoup ces mots. Ils évoquent pour moi les beaux mois de mai passés à compiler nerveusement mes mini- fiches alors que dehors, c’est barbecue et détente…

Mais pourquoi donc ai-je voulu rempiler à 40 ans passés alors que c’était déjà la course entre boulot et enfants ! La différence c’est que cette fois-ci j’ai fait LE CHOIX de passer ce concours et j’ai décidé de le préparer A MA MANIERE…Et puis c’est une belle façon de nourrir ma passion de learneuse! Je vous livre ici quelques clés qui m’ont aidée à réussir ce concours du premier coup en moins de 4 mois de préparation.

Rappelez-vous du « pourquoi » chaque fois que vous « flanchez »

Préparer un concours, c’est comme une course d’endurance. Il y a des moments où vous ressentez le coup de barre et là, il vous faut un petit remontant pour repartir. C’est à cet instant qu’il faut vous rappeler POURQUOI vous avez décidé de passer cet examen: pour entrer dans l’Ecole qui vous permettra de faire le métier de nos rêves? Pour prendre votre indépendance? Pour le challenge? Pour évoluer professionnellement? Il y a mille et une raisons qui appartiennent à chacun de nous. L’important est de savoir POURQUOI et/ou POUR QUI (par exemple pour améliorer les revenus de sa famille) vous avez fait ce choix. C’est ce qui nourrit le SENS de votre démarche… et qui vous donnera le courage de travailler pendant que votre homme/femme ou vos amis regardent un super film à la télé ou au ciné.

N’oubliez pas! Si vous n’avez pas le pourquoi, alors vous diminuez vos chances de réussite.

Projetez-vous positivement et concrètement

Ces épreuves vont vous permettre de devenir ingénieur, infirmière, professeur de danse? Alors, mettez-vous d’ores et déjà dans la peau d’un ingénieur, d’une infirmière ou d’un professeur de danse lorsque vous vous plongez dans vos livres. VOUS ETES DEJA ingénieur, infirmière ou professeur de danse lorsque vous préparez vos examens. Cela signifie que vous abordez le concours avec une posture déjà professionnelle: lorsque vous potassez un ouvrage, c’est d’abord pour devenir un expert dans votre domaine, comprendre comment vous allez exercer votre métier au mieux et non pas pour avoir un 18/20 à l’épreuve et les applaudissements du jury.

Prenez du plaisir à apprendre

Nous apprenons de nouvelles choses à tous âges et c’est ce qui rend la vie passionnante! Toutefois, il y a des matières qui sont fastidieuses à aborder. Pour ma part, il y avait un sujet incontournable que je devais connaître sur le bout des doigts: « La Réforme Territoriale » (glurp!). J’ai commencé par lire des bouquins sur la question avec des dates à retenir, des textes de loi, des analyses théoriques…Je me suis très vite ennuyée. Cela manquait un peu de vie. Et pourtant, cette Réforme va impacter significativement le quotidien des français. Pour me faire une idée plus concrète, je me suis abonnée à un hebdomadaire qui raconte les initiatives des collectivités territoriales et j’ai visionné des débats et documentaires sur le Web. J’ai également interviewé plusieurs élus/attachés territoriaux qui m’ont éclairé sur les responsabilités qu’ils occupaient et les conséquences des nouvelles loi sur la réorganisation des services (au passage, j’ai récolté quelques bons conseils pour le concours et fait de belles rencontres profesionnelles).

Ne révisez pas de façon purement scolaire. Outillez-vous avec une méthode d’apprentissage qui vous convient (vous trouverez les références de la méthode qui m’a boostée à la fin de cet article). Faites en permanence le lien entre théorie et pratique! Discutez avec des professionnels, des experts, des professeurs. Inspirez-vous de situations concrètes ou de votre vécu pour comprendre, mémoriser et donner du sens à ce que vous apprenez!

N’écoutez pas les peurs des Autres, entourez-vous de personnes positives

Je n’ai pu réviser ce concours que 3 mois avant l’écrit et m’y suis remise 1 mois avant l’oral en sélectionnant plusieurs grandes thématiques d’actualité et en faisant une synthèse par thème sur un cahier A4 ou sous forme de mindmaps. Je me suis également entraînée en réalisant à l’écrit 3 sujets tirés des annales. Sur les forums et autour de moi, beaucoup affirmait qu’il était difficile d’avoir ce concours du premier coup en si peu de temps…Sans compter que je n’avais pas fait de « thèse/antithèse/synthèse » depuis une éternité contrairement aux étudiants tout droit sortis de Fac, Sciences Po ou autres Master. Heureusement, j’ai pu compter sur le soutien inconditionnel de ma famille pour avancer et ne pas abandonner.

Si vous avez la conviction que ce concours contribuera à changer votre Vie, si vous l’abordez avec enthousiasme et à votre façon, si vous vous entourez de personnes stimulantes et inspirantes, alors les peurs projetées par les autres ne vous atteindront pas. Vous resterez fixé sur l’objectif et garderez votre énergie pour le jour J. (Bien évidemment, plus vous vous y prenez tôt et plus ce sera facile de vous organisez pour réviser sereinement).

Le jour de l’épreuve

Pensez aux examinateurs qui liront votre copie ou qui vous écouteront.

A l’écrit, veillez à ce que votre copie soit agréable à lire. C’est un conseil basique mais tellement essentiel: aérer votre texte, écrivez du mieux que vous pouvez, relisez- vous pour corriger le maximum de fautes d’orthographe et dans la mesure du possible, faites-en sorte d’intéresser votre lecteur tout en restant dans le sujet. Imaginez qu’il va lire des centaines de copies…Alors si la votre sort du lot avec une citation, un exemple ou une analyse accrocheuse, vous gagnerez des points!

Los de votre entretien oral, la moindre des choses est bien évidemment d’être ponctuel, d’avoir une tenue correcte, de faire preuve de respect (encore un conseil basique mais qui, d’après les jurys, n’est pas une évidence pour tout le monde!). Soyez clair, dynamique, ouvert dans votre discours. Montrez que vous avez envie d’être là et surtout gardez votre calme si une question vous déstabilise. Il y a tellement de gens qui arrivent aux épreuves battus d’avance et peu enthousiastes…Faites la différence!

Soyez prêt à accepter l’échec

Echouer nous fait grandir et n’est qu’un pas vers le succès. En préparant ce concours, en passant les épreuves, en faisant des erreurs, en le loupant, vous avez appris énormément de choses sur vous-mêmes et vous n’êtes plus la même personne qu’avant. Vous avez tout simplement agi là où d’autres n’auraient pas eu le courage d’essayer. L’essentiel est de faire le bilan de cette aventure et d’en tirer les conclusions constructives pour l’avenir: Avez-vous passé ces examens pour les bonnes raisons? Que vous reste-t-il à parfaire dans vos méthodes de travail pour réussir? Peut-être aviez-vous juste besoin d’un peu plus de temps pour être confiant le jour des épreuves?

Si c’est vraiment vital pour vous, alors recommencez et vous y arriverez…Et surtout, n’oubliez pas une clé essentielle pour réussir: ne subissez pas les événements, faites-vous plaisir!

En attendant, un gros M…E à tous ceux qui seront en examen dans les semaines à venir!

Pour aller plus loin:

– J’ai adoré le livre de Laurent BOGHOSSIAN « L’art subtil de réussir son concours » qui prépare aux concours de la Fonction Publique Territoriale mais pas que…Plein de conseils de bon sens qui pourraient être transférables pour d’autres épreuves.

Aimer et partager l'article:
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

10 réflexions sur “Comment j’ai réussi le concours d’attaché territorial en 4 mois de préparation?

  1. Lauren dit :

    Bonjour,
    Votre article est très intéressant! Par curiosité, aviez-vous étudié le droit pendant vos études, ou avez-vous commencé votre préparation de 4 mois sans ces bases? Que conseilleriez-vous à quelqu’un qui n’a pas étudié le droit mais s’intéresse à ce concours (avec un délai beaucoup moins court!)
    Merci et bonne journée

    • Jo Andria dit :

      Bonjour Lauren,je suis contente que cet article ait pu vous aider. Dans ma formation initiale en gestion des entreprises, j’ai eu l’occasion de suivre un cours de droit des affaires mais rien sur le droit des collectivités. Je me suis rendue compte que, dans mon quotidien professionnel, ce cours de droit m’a permis de pouvoir bien comprendre et communiquer avec mes collègues juristes et être vigilante dans la préparation des actes de délibération. Bref, j’avais les bases pour comprendre la logique du droit. Mes supports dans ma pratique professionnelle :legifrance, le service juridique gratuit de Territoires Conseil pour les petites collectivités et quand j’étais dans une grande collectivité, mes collègues juristes. Je dirais que lorsque l’on prépare un concours de la FPT (hors profession purement juridique), il est utile d’avoir des bases. Si vous préparez votre concours seule, vous pouvez suivre les Mooc du CNFPT sur FUN-Mooc pour commencer à vous former (il y en a 34, vous avez le choix ! Guettez bien les dates d’ouverture des sessions). Les indispensables selon moi : les fondamentaux des marchés publics, des finances des collectivités, du statut de la FPT, Puis, vous pourrez approfondir le sujet avec des ouvrages un peu plus spécialisés en fonction de la filière que vous choisirez. J’espère avoir répondu à votre question. Je reste à votre écoute si vous avez besoin d’autres pistes. Vous avez la chance d’avoir un peu plus de temps pour préparer le concours !

  2. Lauren dit :

    Merci beaucoup pour votre réponse, elle m’aide beaucoup! Merci pour le conseil sur les MOOCs, je ne connaissais pas du tout, et je vais me pencher un peu là-dessus pour commencer mon apprentissage du droit des collectivités. D’après votre réponse, je comprends que vous étiez tout de même déjà dans la fonction publique avant de vous lancer dans le concours d’attaché? Conseillez-vous de commencer par un concours de catégorie B avant de tenter le concours de catégorie A?

    • Jo Andria dit :

      Avant de passer le concours, je n’étais pas du tout dans la Fonction Publique. J’ai par contre travaillé dans des structures associatives cop-présidées par des élus de collectivités ou financées par des collectivités. Quand j’ai commencé en tant qu’agent territorial, je me suis rendue compte que mes formations initiales et mon expérience dans le privé m’ont été très utiles. Pour ce qui est de choisir la catégorie B ou la catégorie A, j’aurais tendance à vous dire de tenter le concours qui correspond le plus à vos aspirations professionnelles. Par exemple, si vous souhaitez évoluer rapidement vers des fonctions d’encadrement, la catégorie A sera la plus appropriée. Parfois, cela peut-être tentant de se dire que l’on va rentrer d’abord en catégorie B pour ensuite évoluer. Le souci reste que l’on peut rester un petit moment sur un poste avant d’évoluer. Et s’il nous plaît moyennement, cela risque d’être frustrant. Pour bien réfléchir aux métiers qui vous tentent, vous pouvez prendre contact avec des personnes qui travaillent dans les collectivités et vous rendre compte de leurs réalités au quotidien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *